Mon coeur s’emplit de ta douce voix…

Ton corps me manque, ta peau, la sensation de notre contact,

L’intuition qu’il existe quelque chose d’indéfinissable qui nous lie,

Cette rencontre m’enivre et me dévoile les mystères de notre présence,

Au delà de ce que je pense, il y a ce que je ressens…

La sensation précède la pensée,

Elle n’est ni désirée, ni évincée… elle est inévitable.

Elle ne peut être ni contrôlée, ni comprise, elle s’impose.

Je ne peux ni la diriger, ni souhaiter qu’elle cesse.

Je ne peux que m’y soustraire dans une complète acceptation de sa nature sauvage.

Alors, quand tu n’es pas là, le manque me vient.

Je manque de toi car je n’ai pas encore compris que nous ne faisions qu’un,

Je ne ressens pas encore que ta peau et la mienne n’existe pas.

Je suppose que nous n’avons pas de telle existence mais je ne l’accepte pas.

Alors notre distance m’ébranle car c’est notre proximité qui me rappelle la sensation d’infinis qui nous lie.

C’est un écho à l’oubli de notre essence, un état de paix inconcevable.

Je la pressens parfois lorsque je m’abandonne dans tes bras,

Alors, mon mental se pause sur l’horizon d’un vaste champ de vagues,

Il n’y a là ni vue sur le passé, ni sur le futur,

Dans ces instants qui n’ont pas de temps,

Il existe une possibilité de connaître ce qu’il y a de plus essentiel.

Le calme s’impose, comme une évidence,

Alors, le silence imprègne nos corps qui se détachent simplement de leur matérialité terrestre.

Nous sommes si légers, comme délivrés d’un poids,

Nous nous sentons si proche, comme si nos corps n’avaient plus de limites,

Mon corps est le tien, ton corps est le mien,

Seul reste une sensation de bien-être qui ne se fait pas surprendre par une dernière interrogation.

Plonger dans ces instants, nous fait comprendre à quel point le mental est le poids d’un esprit éveillé.

Plus nous voulons nous rapprocher de ce qui est essentiel,

Plus la nécessité d’accepter et de cesser de se questionner se doit d’être substantiel.

Nous n’agissons pas, nous ne provoquons pas,

Nous ne guidons pas, nous ne choisissons pas…

Il serait bien prétentieux de s’accorder de tels « pouvoirs », s’il existe de telles choses.

Il n’y a ni choix, ni fatalité,

Il n’y a ni rails, ni labyrinthe,

Il n’y a pas plus de destin que de pouvoir de décision.

Les mouvements, les ressentis dont je parle, se passent de discours,

Ne reste que la sensation, l’émotion qui par delà notre conscient surgit malgré nous.

Parfois je me redécouvre, je me recrée, je change, finalement… si peu,

Mon regard ? Il est toujours le même, mais je sens bien qu’il faut que je « régresse »,

Je me dois de retrouver le regarde d’un enfant qui s’émerveille,

Comme si c’était la première fois que je découvrais mon corps,

La première fois que je voyais le soleil et la lune, la clarté des étoiles dans le ciel,

Comme si c’était mon premier baiser avec toi, la première fois que je t’ai vu,

La première fois que nous nous sommes rencontrés, que nous nous sommes enlacés…

Cet étonnement, cette surprise, cette lumière dans les yeux…

Je souhaite qu’elle continue d’étinceler et rayonner.

Lumineusement,

Alizée

 

Photo by Alexander Lam on Unsplash

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