Nous entendons de plus en plus parler des perturbateurs endocriniens, substances pro-cancérigènes et j’en passe. Mais qu’elles sont-elles ? Où les trouve t-on ces produits ennemis ? Comment les éviter ? Autant de questions auxquelles je vais essayer de répondre le plus clairement possible !

Je vais te donner des conseils afin de pouvoir te protéger de la plupart des produits ennemis du cycle féminin. Si tu as déjà un dérèglement hormonal, cela est de toute première importance. En utilisant de manière quotidienne des produits contenant ce genre de substances, tu vas rajouter des éléments perturbateurs à tes déséquilibres déjà existants !

 

Les effets des produits ennemis pour le cycle

 

Ils posent divers problèmes sur l’environnement d’une part mais aussi sur notre santé ! La surexposition précoce à ces éléments pourrait être la cause de l’augmentation des maladies chroniques comme l’obésité-diabète, les cancers, les troubles de la reproduction, l’asthme et les maladies neuro-comportementales. Attention tout de même, car il s’agit pour l’instant de suppositions. Mais certaines constatations mettent en alerte des chercheurs.

« Le fait est que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers des testicules. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero« .

Bernard Jégou, directeur de recherches à l’inserm. Des propos recueillis par Que Choisir en 2017.

Selon Christopher Wild, directeur du CIRC (Centre de Recherche Internationale sur le Cancer) : « 80% à 90% des cancers sont liés à nos modes de vie et à l’environnement ». Ces cancers sont la dérive de nos comportements :

  • malnutrition
  • sédentarité
  • tabagisme
  • alcoolisme
  • surconsommation de médicaments
  • stress trop important
  • surexposition aux produits chimiques
  • infections à bas-bruit (qui ne se sentent pas).

Tu comprends ici que ces maladies sont le fruit de surcharges et non de carences ! Car le mal du siècle dans les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation est l’abondance et notre incapacité à nous limiter à ce qui nous est vital !

Les premiers en cause dans le dérèglement hormonal : les PERTURBATEURS ENDOCRINIENS !

Ce sont des substances chimiques ou naturelles qui vont perturber le système hormonal ! Celui-ci ne se résume pas qu’aux cycles menstruels. Il englobe :

  • le système thyroïdien et glandes parathyroïdiennes
  • les surrénales (des petites capsules au-dessus des reins)
  • le pancréas
  • l’appareil digestif
  • le thymus
  • l’hypothalamus
  • la glande pinéale
  • les reins
  • l’hypophyse.

Les perturbateurs endocriniens ont des effets néfastes sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action et d’élimination des hormones.

Selon leur type et leur action, ils vont altérer le taux d’hormones dans le sang, en les imitant, les bloquer ou encore modifier les quantités d’hormones envoyées aux organes.

L’équilibre hormonal est très fragile c’est pourquoi l’exposition aux perturbateurs endocriniens peut avoir de grandes conséquences, surtout pour les populations à risque (femme enceinte, bébé, enfant).

C’est la durée d’exposition qui est plus problématique que la dose. Les hormones sont sécrétées à doses infinitésimales dans notre organisme et donc les perturbateurs endocriniens sont actifs mêmes à faibles doses. La régulation hormonale joue un grand rôle dans le développement de l’embryon, du foetus et du nourrisson qui sont extrêmement vulnérables à ces substances.

À combien de produits chimiques es-tu exposée ? Difficile de l’évaluer … Différentes expériences ont montré que les effets peuvent se combiner et parfois dépasser l’addition des effets des produits pris séparément. Les perturbateurs endocriniens peuvent devenir très toxiques lorsqu’ils sont mélangés. Aussi, certaines expériences ont montré les effets transgénérationnels de ces substances.

La réglementation des produits

 

En moins de 100 ans la production de produits chimiques de synthèses est passée de 1 à 500 millions de tonnes par an.

La réglementation européenne exige des fabricants qu’ils listent exhaustivement tous leurs ingrédients selon la nomenclature INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingrédients).

Cette liste est souvent compliquée et n’est pas bien déchiffrable ! Par contre il n’y a pas d’obligation pour le fabricant de mettre les concentrations, ni leur origine et leur mode de fabrication.

Ainsi la liste d’ingrédients représente une partie de ce que contient le produit final mais ne détail pas tout le produit.

En revanche, ils doivent lister les ingrédients par ordre décroissant dès qu’un produit est concentré à hauteur de plus de 1% du produit final. Au-dessous de ce seuil, les ingrédients sont listés à la fin sans obligation de présentation.

Attention au marketing effréné : Si une substance est vantée sur l’emballage regarde au dos du produit si elle est en concentration suffisante pour avoir un réel effet !

Les produits ennemis du cycle féminin

L’appellation des produits

 

Bon à savoir : Si un élément est noté en latin c’est que celui-ci est issu d’une plante et qu’il n’a pas subi de transformation l’ayant dénaturé.

Le LATIN :

  • Nom latin + oil : c’est une huile végétale ou une huile essentielle.
    • Cocos nucifera oil = huile de noix de coco
    • Lavendula Angustifolia oil = huile essentielle de lavande
  • Nom latin + water : c’est une eau florale ou hydrolat de plante. Elle est le produit des vapeurs dégagées par les plantes lors de leur distillation pour en faire des huiles essentielles. Ainsi, l’eau florale contient les propriétés atténuées de l’huile essentielle.
    • Rosa Damascena flower water = eau florale de rose de Damas
  • Nom latin + cera : c’est une cire.

 

Attention exceptions ! Certains noms en latin désigne des produits de synthèse. Un de nos produits ennemis du cycle !

-> Paraffinum liquidum = huile de paraffine qui est issue de la pétrochimie !

 

L’ANGLAIS

Si une substance naturelle est écrite en anglais c’est qu’elle a subi une transformation. Souvent cette transformation a lieu pour accroitre la conservation du produit en question.

 

Les SIGLES et ACRONYMES : alerte aux produits ennemis !

Ils ne sont pas souvent bon signe. Il s’agit de substances qui sont le résultat de transformations complexes.

Attention !

  • le BHT (butylhydroxytoluene) : un antioxydant synthétique sensibilisant avec des risques de réactions allergiques

VS

  • le BHA (butylhydroxyanisole) : antioxydant synthétique soupçonné de provoquer des cancers, de nuire à la fertilité et de l’enfant à naître ainsi que de provoquer des irritations de la peau !

 

  • Les PEG et PPG ne semblent pas nocifs pour l’homme mais leurs composés ne sont pas biodégradables et polluent grandement lors de leur fabrication !

Qui sont les produits ennemis du cycle ?

 

Les composés de produits ennemis dans la cosmétique :

Dioxyde de titane : (CI 77891 et E171) nanoparticules de titanium dioxyde. Potentiellement cancérigène surtout par inhalation. Ingérer dans les dentifrices, il passe la paroi de l’intestin et se diffuse dans l’organisme. Il pourrait avoir comme effet une promotion des tumeurs.

Les nanoparticules : on les retrouve sous forme de dioxyde de titane ou oxyde de zinc. Ces particules sont très réactives et suspectées de pouvoir passer la barrière de la peau…

Triclosan : conservateur, perturbateur endocrinien, il augmente les risques d’infertilité et peut perturber la flore vaginale. Il peut perturber les échanges placentaires et le métabolisme normal du foetus. (Attention pendant la grossesse !)

Disodium EDTA : polluant et soupçonné d’être reprotoxique (qui présente une activité nocive directement sur les organes sexuels et peuvent même perturber la vie in-utero)

Phénoxyéthanol : conservateur, perturbateur endocrinien, toxique

Méthylisothiazoline (MIT) : conservateur allergisant, biocide (10% de la population y est allergique), peut perturber la flore vaginale.

Éthylhexyl méthoxycinnamate, l’octocrylene : filtre UV, perturbateurs endocriniens suspectés. Dérèglement du fonctionnement de la thyroïde, problème de fertilité.

Benzophenone-3 et -1, Homosalate : filtres UV et perturbateurs endocriniens suspectés

Les parabènes : ils sont utilisés comme conservateur pour leur action antibactérienne et antimycosique. Il peuvent pénétrer par la peau et perturber les hormones oestrogènes, androgènes (hormones mâles) et thyroïdiennes. Ils sont susceptibles de provoquer des atteintes à la fertilité et à l’activité métabolique.

  • Butylparaben : allergène et perturbateur endocrinien
  • Propylparaben : allergène et perturbateur endocrinien

PEG : ils sont dérivés des polyéthylènes glycols (PEG-40, PEG-100…). Ils peuvent être irritants à haute dose mais ne présentent apparement pas de danger pour l’homme. Par contre leur fabrication est l’une des plus polluante de la cosmétique, avec une toxicité aiguë pour les milieux aquatiques. Ils ne sont pas biodégradables et donc peuvent être ingérés par d’autres organismes.

Benzyl Salicylate : allergisant et perturbateur endocrinien soupçonné (Attention car retrouvé dans des produits bio)

Éthylhexyl salicylate, Éthylhexyl methoxycinnamate, Butyl méthoxydibenzoylmethane, Ethylhexyl triazine : polluants et potentiellement cancérigènes

Butylphenyl methylpropionial : soupçonné d’être mutagène

Carbomer : polymère synthétique dont certaines variantes sont cancérigènes et mutagènes

Sodium laurel sulfate : c’est un tensioactif qui peut être irritant mais il présente en fait très peu de risques

Sel d’aluminium : soupçonné de favoriser le cancer. Ils sont soit synthétiques (aluminium chlorhydrate ou chlorhydrate), soit naturels (issue de la pierre d’alun comme le potassium aluminium) mais ont la même toxicité !

 

Certaines huiles essentielles :

Et oui malgré leur attrait pour certains usages et leur promotion pour aller toujours plus vers le naturel certaines huiles essentielles sont à déconseiller pour le cycle féminin. Naturel n’est pas synonyme de sans danger, alors méfiance si tu n’es pas bien informée sur la question ! Certaines d’entres elles sont indiquées dans les troubles du cycle alors tu seras peut-être surprise de les trouver dans ma liste. Ces huiles essentielles demandent une grande connaissance pour les utiliser sans danger !

  • Cyprès toujours vert : contre-indiquée dans les cas de cancers hormone-dépendants
  • Romarin à verbénone : contre-indiquée dans les cas de cancers hormono-dépendants
  • Sauge sclarée : déconseillée dans les cas de mastos et cancers hormonaux
  • Menthe poivrée : contre-indiquée dans les cas de cancers hormono-dépendants
  • Niaouli : déconseillée dans les cas de mastos et cancers hormonaux
  • Bois de Siam : uniquement pour les hommes, testostérone-like majeur (hormone mâle)
  • Laurier : huile de la virilité
  • Lavande et Arbre à thé : elles stimuleraient les oestrogènes ou inhiberaient la testostérone. Par principe de précaution et dans l’attente d’une étude valable sur la question, je te conseille de ne pas les utiliser si tu as des risques familiaux ou des antécédents de problématiques hormonales

Deux groupes d’huiles essentielles dont il faut se méfier : (même si certaines huiles essentielles peuvent être intéressantes dans le cadre d’un équilibre du cycle il faut veiller à se faire accompagner dans leurs usages !)

  • Les CÉTONES : Huiles neurotoxiques, epileptisantes, stupéfiantes, abortives, convulsivantes
    • Sauge officinale et sauge sclarée, Niaouli, toutes les plantes anisées avec un bémol pour l’estragon (badiane, anis vert, carvi), Persil, Tuya, Lisope variété officinale, Tanaisie, Sassafras, Absinthe, Achillée millefeuille, Aneth, toutes les armoises, Calaminthe, Cèdre de l’atlas, Cèdre de l’Hymalaya, Camomille noble (13% cétone), Canneliers à camphre (cinnamone), Myrrhe (commuphora myrrha), Coriandre, Curcuma (40% cétone sur certains chémotypes), Cyprès vert, Cyprès bleu, eucalyptus polybactéa, Eucalyptus globulus, Gingembre (40%) miel de gingembre, Hélicryse italienne : 20 à 25%, Hysope, Inule, Lavande aspic et lavandin à camphre, Lédon du Groenland, toutes les menthes, Moutarde, Romarin verbenol et à camphre, Ylang Ylang,
  • Les PHÉNOLS : Hépatotoxiques, dermocaustiques et hypertensives
    • Laurier noble, Noix de Muscade, Clous de Girofle, Cannelle de Ceylan, Origan, Ajwon, Thym rouge, Sarriette des Montagnes, Thymus saturoide, Serpolet

Les produits ennemis du cycle féminin

 

Composés alimentaires et utilitaires nocifs :

Le cadmium : composé se trouvant dans les engrais au phosphore et autorisé dans l’agriculture biologique, oui oui ! Pour l’OMS (organisation mondiale de la santé), il est l’un des 10 composés qui pose le plus de problème pour la santé publique aux côtés de l’amiante, l’arsenic, le plomb et les pesticides. Encore plus grave, les sources premières de contamination de la population au cadmium sont le riz, le blé et les légumes à feuilles vertes.

  • Conséquences : augmentation du risque de cancer hormono-dépendant comme le sein et la prostate.

Le cuivre : intéressant à dose infinitésimale pour soutenir les défenses immunitaires, il peut s’avérer dangereux à haute dose pour le foetus et les organes de l’adulte. Il peut entraîner le « syndrome du poumon des pulvérisateurs des vignes » qui est une altération des tissus pulmonaires pouvant mener à une insuffisance respiratoire ou à des lésions du foie. On le retrouve dans l’alimentation. Son dépôt au moment des cultures par l’adjonction de bouillie bordelaise aux cultures (admis en bio).

Certains métaux lourds : plomb, mercure…

Composés perfluorés (PFC) : Les PFC sont associés à une diminution des capacités reproductives, des troubles comportementaux et des défenses immunitaires amoindries. Ils sont utilisés dans les revêtements anti-tâches, hydrofuges et anti-graisses. On peut les retrouver dans les moquettes, les canapés, les textiles, les vêtements imperméables et respirants. Mais aussi dans l’alimentation : les emballages de fast-food, la vaisselle en papier jetable, les anciens revêtements en Téflon des poêles et des ustensiles de cuisine anti-adhésifs.

  • Acide perfluoro-octanoïque (PFOA) : anciens revêtements Téflon.
  • Polytétrafluoroéthylène (PTFE)

Hydrocarbures aromatique polycycliques (HAP) : cette formation est due à une cuisson haute température qui va de pair avec l’apparition de tâches « noires » sur l’aliment ou de fumées à cause des graisses qui brûlent.

Polychlorobiphényles (PCB) et dioxines : il existe des dioxines dans les tampons hygiéniques !

Certains pesticides (choropyriphos-methyl, heptachor, dieldrine…) : 350 substances actives sont utilisées dans l’Union Européenne. Parmi celles-ci, il y en a 40 qui seraient des perturbateurs endocriniens dont 30 déjà décelées dans la nourriture.

Bisphénol A et d’autres Bisphénol (S, F, BADGE) : perturbateurs endocriniens. Ils imitent les oestrogènes. Le BPA peut favoriser l’apparition du diabète, des troubles cardio-vasculaires, favorise l’infertilité, diminue l’efficacité d’un traitement par chimiothérapie lors d’un cancer. Il peut déclencher la puberté précoce chez la femme et chez l’homme, il baisse la qualité du sperme par diminution du nombre de spermatozoïdes et augmente le risque de déficience sexuel. On l’utilise dans la fabrication d’un plastique dure, le polycarbonate (petit électroménager, lunettes, CD…) et les résines époxy (intérieurs des canettes, boîtes de conserve, couvercles, canalisations d’eau, cuves alimentaires et vinicoles, ticket de caisse, certains amalgames dentaires). Il devient de plus en plus rare dans l’alimentation même si certains fabricants continuent à l’utiliser. Il est interdit dans les biberons depuis le 1er Janvier 2011 en France.

Phtalates (DEHP, DBP, DINP, glyphosate…) : perturbateurs endocriniens. Ils interfèrent avec la testostérone, une hormone sexuelle masculine. Ils peuvent provoquer une féminisation d’un foetus mâle. Il pourrait être une des causes des troubles du système reproductif, de l’obésité, des cancers du sein et des testicules. Principalement utilisé dans le PVC. Le PET (polyéthylène téréphtalate) ne contient par de phtalates libres mais en dégage sous l’effet de la chaleur et de l’eau donc méfiance à l’égard des bouteilles en plastique ! Le glyphosate est un cancérigène probable pour l’homme et un perturbateur endocrinien.  On trouve dans les couches pour bébé et les serviettes hygiéniques des résidus de cet élément… Les phtalates sont utilisés dans certains vernis à ongle, crèmes et parfums. Ils entrent dans la composition de l’enrobage de certaines gélules et dans des comprimés à libération retardée.

Le soja : aliment contenant de nombreuses molécules phyto-oestrogéniques. N’abuse pas de cet aliment qui peut influencer grandement ton cycle ! Tu peux lire ici un article que j’ai écrit sur le sujet pour avoir des informations complémentaires : Les dangers du soja : Conseils & Bonnes pratiques !

Certains produits contiennent des perturbateurs endocriniens :

  • Attention aux traitements anti-tiques et antiparasites pour les animaux.
  • Aux prises anti-moustiques (Pyréthrinoïdes : perméthrine, tétraméthrine)
  • Certaines literies traitées (anti-acariens, antibactérien, antifeu…)

Où trouves t-on les produits ennemis du cycle ?

 

Dans les produits industriels, les cosmétiques, l’agriculture conventionnelle mais bio aussi (dans une moindre mesure ! Mais désolée de te décevoir :/), les peintures, les meubles, les ustensiles de cuisine… ahhhhhhhh ! Mais qu’est ce qu’on va faire ?!!!

1/ Limiter son exposition au maximum est déjà un grand pas.

2/ On ne peut pas être parfait et cela impose un budget conséquent pour reformer sa maison entière, avec à la clé des déchets qui s’entassent …

3/ Le plus intelligent est de remplacer au fur et à mesure les produits qui doivent être changé par d’autres dans une version plus saine.

Comment éviter les produits ennemis du cycle ?

 

Tout d’abord en s’informant !!!

De nouvelles molécules apparaissent pour se substituer à d’autres. Il faut s’en cesse renouveler les listes et ses connaissances sur le sujet. En effet, certains produits sont largement montrés du doigt comme étant nocifs pour la santé. De ce fait, les industriels les évincent de leur formule mais les remplacent par d’autres. Malheureusement, ces produits de substitutions ne sont pas forcément exempt de toxicité. Ainsi, de nouvelles molécules apparaissent et il faut constamment s’informer.

Tu pourras trouver ces informations dans des magazines ou des sites internet indépendants. 60 millions de consommateurs et Que choisir sont des bonnes sources. En outre, ils s’intéressent de plus en plus aux produits et aliments pour faire le tri entre la forme (packaging, marketing, communication) et le fond (fabrication, analyse, substances actives…).

Fuis les listes d’ingrédients à rallonge ! Plus il y a de composés, plus il y a de chances qu’ils soient nocifs.

En évitant tous les produits ayant des pictogrammes qui te semblent dangereux. Comme les symboles : corrosif, dangereux pour la santé, toxique ou mortel et dangereux pour l’environnement aquatique.

Alimentation :

  • N’utilise pas des récipients en polycarbonate à cause du bisphénol A. Il y a parfois une indication à l’intérieur du contenant, un sigle PC ou le chiffre 7. Privilégie donc les mentions « sans PBA ».
  • Ne fais pas chauffer tes aliments dans du plastique. Mets-les plutôt dans une assiette, une casserole ou un récipient en verre.
  • Attention aux fast food et à leurs emballages qui contiennent souvent des perturbateurs endocriniens en plus de leurs méfaits sur la santé !
  • Consommes des produits plus bruts. Moins il y a de transformations moins il y a de risques de traitements superflus.
  • Limite les chewing-gums avec BHA (E320) ou BHT (E321).
  • Préfère toujours les aliments biologiques ou de fabricants locaux de confiance. Si tu n’as pas la capacité financière d’acheter tout en bio alors pèle bien la peau des légumes et fruits, tu limiteras ainsi une partie des produits toxiques.
  • Attention à ton eau de robinet. Il y a dans de très rares lieux, une contamination aux pesticides. Renseigne toi sur internet pour savoir si ta commune est touchée. Dans ce cas là, préfère l’eau de source en bouteille et ne les exposent pas en plein soleil.

Cuisine :

  • Évite les ustensiles traités au Téflon
  • Évite les récipients et les films plastiques portant les mentions n°7 ou PC, n°3 ou PVC, n°6
  • Les alternatives : verre, inoxydable, grès, céramique, terre cuite, fonte émaillée, fer, les plastiques polyéthylènes n°2 (HDPE), n°4 (LDPE) et n°5 (PP).

Médicaments :

  • Si tu es enceinte, évite autant que possible les antalgiques, même le paracétamol !

Cosmétiques :

  • Sois sobre dans tes cosmétiques et surtout si tu as un bébé !
  • Si tu as un enfant avec des poux, évite d’utiliser les insecticides neurologiques mais achète plutôt des produits étouffeurs.

Contraception :

  • Préfère le stérilet au cuivre (si tu le supportes) ou une autre contraception que les protections hormonales (pilule, stérilet hormonal, implant…). Je ferai un article sur le sujet prochainement !

Mode :

  • N’achète pas de vêtements antibactériens car ils contiennent souvent du triclosan qui est un perturbateur endocrinien !

Maison :

  • Si tu fumes, évite de le faire à l’intérieur, les fumées déposées sont encore plus dangereuses que celle que tu ingères.
  • Bannis les parfums d’ambiance et les assainisseurs d’atmosphère. Privilégie l’aération naturelle une dizaine de minutes par jour même durant l’hiver !
  • Peins et meuble la chambre de ton futur bébé bien à l’avance et aère bien pour que les composés les plus volatils s’échappent avant son arrivée. Si tu es enceinte, laisse ton entourage faire ces bricolages.
  • Lutte contre les insectes et les mouches de manière mécanique plutôt que chimiquement. (bande collante, tapette…)

Jouets :

  • Privilégie les jouets en bois ou en tissus non traités
  • N’utilise pas des jouets ou gadgets parfumés

Jardin :

  • Si tu as la chance d’avoir un jardin, je te conseillerais plus que jamais de jardiner sans produit chimique ! Utilise des façons naturelles pour faire croître tes végétaux : permaculture, biodynamie (association de plantes, rotation, paillage…)

Si tu dois utiliser des produits chimiques, utilise des gants et va à l’extérieur si possible !

 

Pour aller plus loin :

Intoxication, un livre de Stéphane Horel.

Vous êtes fou d’avaler ça ! Un industriel de l’agroalimentaire dénonce, de Christophe Brusset.

Le nouveau guide des additifs, ceux qui sont sûrs, ceux qui ne le sont pas, de Anne-Laure Denans et laNutrition.

Les dossiers fréquemment réédités des magazines indépendants Que Choisir et 60 Millions de Consommateurs.

 

En espérant que cet article t’auras fait prendre conscience de certains points sur lesquels tu dois être vigilante. Protèges-toi et protèges ton entourage des méfaits des produits ennemis de la vie !

 

Lumineusement,

 

Alizée

 

Références :

  • Pluriel Nature Mai-Juin 2017
  • Que Choisir Mai 2017
  • 60 Millions de consommateurs Mai 2017 ; Juillet 2017, Cosmétiques non toxiques, le guide des produits sains et sûrs ;  Juillet 2018, Fruits & Légumes, nos amis santé ; Août 2018, Nature, l’envers du décor
  • Cours d’aromatologie au CENATHO, Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle et Holistique

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